Projet printanier à l’occasion du mariage de ma sœur : la confection de ma robe de demoiselle d’honneur ! 
Difficulté
Coût de production
Temps de réalisation

Matériel
  • 2m60 de tissu (ici, du satin de soie bleu)
  • Du fil assorti au tissu
  • Une fermeture à glissière invisible de 40 cm
  • De la triplure
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Étape n°1 : le dessin de la robe
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Voilà l’idée de base :

Je commence par dessiner la robe que j’ai en tête afin de pouvoir partir à la recherche du patron qui correspond (je ne suis pas encore à la création de mes patrons à ce moment-là).

Étape n°2 : le choix du tissu

Pour la confection de cette robe, j’opte pour du satin de soie. Ce n’est pas forcément un choix très stratégique puisque je n’ai encore jamais travaillé ce genre de textile et que c’est un tissu assez onéreux. Mais avec précision et patience, ce tissu permettra un rendu très élégant.

Pour ce qui est de la doublure, je vais la faire dans le même tissu puisqu’elle ne couvrira que la partie buste de la robe.

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Étape n°3 : le patron et la découpe des pièces

J’ai trouvé assez rapidement un patron qui correspond à ce que je souhaite faire. Il s’agit du modèle A :

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La robe est composée de 11 pièces de tissu. Après avoir ajusté le patron à mes mesures, je découpe donc les 5 pièces pour le devant et les 6 pièces pour le dos :

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Je fais très attention lors du traçage du patron sur le tissu et lors du découpage. Le satin de soie est très souple et bouge facilement. Si je ne suis pas précise au traçage et à la découpe, les pièces de tissu se trouveront déformées.

Étape n°4 : l’entoilage du buste

Je renforce toute la partie supérieure du buste avec de la triplure. Pour cela, je pique la triplure sur l’envers des pièces correspondantes dans les surplus de couture.

Étape n°5 : l’assemblage des pièces

Je commence par l’assemblage du devant de la robe. Je procède donc aux coutures devant + côté devant (selon mon schéma ci-dessus). Je fais attention de m’arrêter au niveau des repères d’incrustation des pièces plis. Puis j’ouvre les coutures au fer à repasser.

Ensuite, j’assemble les pièces du dos de la même manière. Je fais les coutures dos + côtés dos et dos dos (en y faufilant la fermeture à glissière invisible).

J’ajoute ensuite les plis de la jupe en procédant aux coutures devant + plicôté devant plidospli, et côté dospli. Il faut bien piquer de l’ourlet à la pointe, mais attention de ne pas aller au-delà.

Je termine de monter la robe en assemblant l’avant avec le dos. Je fais la couture latérale de chaque côté de la robe, en prenant soin de vérifier et ajuster la robe sur le modèle. D’où la difficulté pour cette confection : étant mon propre modèle, il n’est pas toujours très évident de prendre les mesures sur moi-même…

Je surjette ensuite les bordures qui se trouvent à l’intérieur de la robe, puisqu’elle ne sera pas doublée sur toute la longueur. Par la même occasion, j’inaugure ma nouvelle copine de créa, une surjeteuse toute neuve dont j’apprends le fonctionnement.

Étape n°6 : les bretelles
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Pour les bretelles, j’ai découpé dans mon tissu deux bandes de 3 cm de large sur 50 cm de long.

Je replie les bandes endroit contre endroit et je couds le grand côté. Je coupe le surplus de couture et je retourne les “tubes” sur l’endroit.

Étape n°7 : la doublure

Dans mon tissu, j’ai découpé un double de chaque pièce de la robe. Comme je ne souhaite doubler que le buste, je termine ces pièces un peu au-dessus du niveau de ma taille. Voici une photo de la doublure une fois la robe terminée :

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Je procède à l’assemblage des pièces de la doublure de la même manière que pour l’extérieur de la robe.

Ensuite, j’assemble doublure et la robe. Pour cela, je retourne ma doublure et l’enfile sur la robe, endroit contre endroit. Je fais bien coïncider les coutures des pièces et je pique tout le long de la bordure haute de la robe, en faisant attention à garder des ouvertures aux emplacements des bretelles.

Je retourne la doublure à l’intérieur de la robe pour un essayage et pour ajuster la longueur des bretelles avant de repiquer sur la couture précédente en refermant les ouvertures laissées pour les bretelles.

Je termine en cousant la doublure le long de la glissière (couture à la main).

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Étape n°8 : l’ourlet

J’essaye la robe afin de vérifier la longueur de la jupe, et je fais quelques retouches si nécessaire. Une fois la jupe bien ajustée, je peux procéder à l’ourlet qui va la finaliser.

Pour la petite histoire, le risque lorsque l’on danse avec des talons aiguilles c’est de coincer son talon dans l’ourlet de sa robe (et oui, je parle par expérience…). Dans ce cas, plusieurs choses peuvent arriver :

  • le pied reste coincé, on tente d’aller s’asseoir en boitant,
  • l’ourlet cède et le bas de la robe se déchire,
  • ou, dans le cas d’une jupe qui tient à la taille grâce à un élastique, on pose le pied par terre, ourlet coincé dans le talon, offrant ainsi à la populace environnante la sympathique vision d’un postérieur dénudé (et oui, là encore, je parle par expérience… à deux reprises…).

Comme c’est une robe avec laquelle je souhaite pouvoir danser sans risquer de dévoiler mon fessier, je décide de faire un ourlet roulotté à la surjeteuse (encore une occasion de me faire la main). Et voilà le résultat :

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La griffe etc

Ma robe est enfin terminée ! Reste plus qu’à ajouter la finition CRÉAetc

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BILAN

J’ai passé pas mal de temps sur la confection de cette robe parce que je ne souhaitais pas gâcher le tissu. Mais je suis très contente du résultat, ma robe est belle et très agréable à porter, y compris pour danser ! 

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Les +
  • le satin de soie donne un rendu visuel très élégant
  • le tissu est léger et souple, ce qui donne à la robe un mouvement très fluide
Les -
  • la découpe des pièces doit être très précise, au risque que les pièces une fois découpées soient déformées
  • le satin de soie est un tissu un peu onéreux
  • le satin de soie est fragile, il ne pardonne aucun accro et demande un entretien délicat (lavage à la main ou pressing)
  • la couture du satin de soie est délicate (tissu très glissant), il faut utiliser une aiguille fine (60/70)

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